JARDINAGE

6 ERREURS DU JARDINIER DÉBUTANT

Partager l'article
  •  
  •  
  •  

Voilà, tu es un jardinier débutant et pour toi c’est décidé, tu veux démarrer un potager.

Tu as déjà l’emplacement et tu cherches à mettre en place tes premières parcelles.

Tu as surement déjà entendu ou vu certaines pratiques de jardinage. Mais en tant que jardinier débutant, tu ne sais pas trop où sont les pièges et les erreurs à éviter.

Erreur par Tumisu de Pixabay

J’ai répertorié 6 erreurs que font généralement les débutants.


1 – UN POTAGER VERSION XXL

En tant que jardinier débutant, on a très souvent les yeux plus gros que le ventre. On s’y voit déjà, l’autonomie alimentaire : une abondance de légumes aussi beau et bon les uns que les autres…

STOP !!! je t’arrête de suite

Avant d’accéder à l’autonomie alimentaire, il va falloir se faire la main, expérimenter, faire des erreurs, recommencer… et pour éviter de se décourager, il vaut mieux s’exercer sur une petite surface et s’étendre petit à petit.

Ton potager va aussi se calquer sur tes prévisions, tes attentes. Quel est ton but ?

  • Avoir un potager sur une année entière
  • Cultiver uniquement à la belle saison
  • Pratiquer une activité en extérieur
  • Apprendre, expérimenter
  • ….

2 – RETOURNER LE TERRAIN

Une erreur à ne pas faire, qui est encore très souvent familière, est de retourner le terrain que ce soit par le biais d’un motoculteur, d’une pelle-bêche ou tout autre outil.

Et ceux pour une raison tout simple, en retournant la terre, tu bouleverses le monde souterrain.

Pour te donner une image, c’est comme si les animaux terrestres devaient vivre en milieu aquatique et vice-versa.

Les conditions de vie ne sont plus du tout favorables, par conséquent cela entraîne inévitablement la mort des différentes espèces.

Or, nous avons besoin de l’aide de cette microfaune souterraine pour ameublir, aérer le sol et bien plus.


3 – LAISSER LA TERRE A NU

Le paillage est une aide précieuse pour ralentir ou à empêcher la croissance des “mauvaises herbesdans ton potager. Il aide également à conserver l’humidité du sol et à protéger la microfaune souterraine.

En effet, ces petits êtres vivants apprécient un milieu humide et obscur, Comme je le disais ci-dessus, pailler le sol va donc retenir l’humidité et empêcher la lumière de pénétrer dans celui-ci.

ATTENTION
toutefois à ne pas pailler sur un sol froid ou gelé.

Si tu commences tes parcelles en fin d’hiver, pense à mettre un paillage sur un sol moyennement “chaud”, sinon tu prends le risque d’emprisonner le froid pour plusieurs semaines et de retarder la plantation de tes semis.

Après avoir débuté un paillage, celui-ci est à renouveler plus ou moins fréquemment en fonction du matériau utilisé. Cela permettra de protéger le sol du froid et des intempéries en hiver et par la même occasion de protéger des fortes chaleurs et de retenir l’humidité pour la saison estivale.

Mini potager par Julia Casado de Pixabay

4 – SE PRÉCIPITER

La nature est le meilleur exemple de la loi de Pareto : 20% d’efforts pour 80% de résultats. Le conseil suivant vise à prendre du recul et à ne pas agir dans la précipitation.

Cela t’évitera par exemple :

  • De semé partout sans savoir préalablement où vont être tes allées de passages.
  • D’installer le bac à compost au fond de ton terrain, alors que tu vas en avoir besoin très régulièrement.
  • D’utiliser des techniques de jardinage non approprié à ton terrain ou à ton climat

En parlant des différentes techniques de jardinage tel que les buttes de cultures, les buttes « Hugelkultur », les cultures en lasagnes…

Il faut savoir que ces techniques répondent à une problématique de certains terrains, ce n’est donc pas la grande majorité des cas.

Pour prendre un exemple, si tu as un terrain qui sature très rapidement en eau (hydromorphie) les cultures sur buttes peuvent être une très bonne alternative pour protéger les plantations de l’excès d’eau. En revanche, si tu vis dans un climat chaud les buttes sont inappropriés car la surface en contact avec l’air est importante l’eau aura tendance à s’évaporer davantage.


5 – DES VARIÉTÉS POUR CHAQUE SAISON

Si ton but est d’avoir un potager à l’année, il faudra prévoir de semer des variétés qui s’adaptent en fonction de la saison.

Il ne suffit pas de planter des semences à n’importe quelle saison de l’année. Il va falloir choisir entre différentes variétés adaptées à chaque saison.

Je m’explique : en fin d’hiver, tu peux semer des variétés “précoces“. Pour ce qui est de l’automne, pense aux variétés “tardives” et ceux pour toutes les variétés de légumes.

Différentes variétés de tomates par Stephanie Albert de Pixabay

6 – UTILISATION DE PRODUITS CHIMIQUES

Depuis 2019 ,en France, la vente de pesticides est interdite pour les particuliers.

Comme tout jardinier qu’il soit débutant ou non, tu seras confronté à des problèmes de ravageurs, de maladies… La fausse bonne idée est de rentrer dans le cercle vicieux des produits en -ides (fongicides, pesticides…) et des engrais.

Même si ces produits donnent entière satisfaction sur le court terme, ils sont extrêmement néfastes sur le long terme créant une sorte d’addiction où il en faut toujours plus.

En ce qui concerne le vivant, ces produits posent problèmes pas des moindres… Ils déciment une grande partie de la biodiversité présente sur ton terrain. Cela serait dommage en sachant que certaines espèces dites “auxiliaires” régulent naturellement les “ravageurs”.

Renseigne-toi alors sur des méthodes naturelles qui sont autant redoutables sur le long terme, et aussi très efficaces sur le court terme ou en prévention.


Voilà, tu sais maintenant ce qu’il ne faut pas faire quand on débute un potager. Bien évidemment, il reste encore pas mal d’erreur à éviter mais je pense que celles-ci seront d’une aide précieuse pour le bon démarrage d’un potager.


Partager l'article
  •  
  •  
  •  

Un commentaire

  • Vie QuatreSixQuatre

    J’ajouterais une 7e catégorie d’erreur : planter des citrons en Bretagne ou des endives dans le Luberon. Techniquement, tout est possible… Mais préférer les cultures “locales” bien adaptées sera une chance supplémentaire de réussir. Encore que, avec le réchauffement, ça devient parfois difficile de faire comme faisaient nos parents.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *